IN “TECH FOR GOOD” WE TRUST !

Published on by Thibault Liebenguth .


Nous sommes en 2018. On a dépassé depuis longtemps tous les scénarios de science fiction, et pourtant les voitures ne volent pas encore (ni les skateboards). Par contre, on est bien en train de bousiller la planète, comme dans pas mal de films catastrophes…

Le 25 Mai dernier, nous sommes « montés » à Paris pour explorer le salon VIVA TECHNOLOGY, qui est un peu le CES Français. Un concentré de technologies révolutionnaires à base de big data, intelligence artificielle (AI), de Food Tech, Health Tech et surtout de « start up » qui se lancent ou sont en train de « scaler » pour entrer dans le grand bain, soutenues par de grands groupes en mal d’innovation (Engie, SNCF, Air Liquide, BNP et consort).  

La bonne nouvelle, c’est que tout ce beau monde s’est donné l’objectif de sauver le monde (un peu comme nous !). On trouve alors sous chaque grande entreprise des projets innovants et responsables, qui prennent une place grandissante, et qui étaient ici rassemblés sous la thématique « Positive Impact ».

Ajoutées à cela, de nombreuses conférences étaient dédiées à l’économie positive, à la « Finance for Good », pour donner plus de sens à nos entreprises, pour mieux marier les entreprise à mission et le profit (qui n’est pas un vilain mot). 

On a loupé notre président Macron, Mark Zuckerberg et les CEOs d’UBER et de Microsoft, mais on y a croisé  : 

> Bertrand Picard (Solar Impulse) et son nouveau projet de label “#1000 Efficient Solution” pour crédibiliser les projets rentables d’énergie verte.

> Constance Chalchat, « Head of Change » chez BNP Paribas (je rêve de ce nom de poste), dont la mission est d’orienter les investissements de la banque vers des projets sociaux ou environnementaux, tout en stoppant progressivement l’investissement dans les projets liés aux ressources fossiles.

> Sergio Halpern, scientifique en charge du projet SEABIN, qui nous a montré comment on part d’un prototype à base de duck tape pour arriver à un projet crowedsourcé dont le succès est indiscutable.

> Nicole Klaski, fondatrice de THE GOOD FOOD, qui donne tout pour éviter le gaspillage des fruits et légumes au sein de la chaine de production.

> L’équipe de TARA EXPEDITION, qui s’allie à GOOGLE pour récolter et traiter les millions de données collectées par l’expedition depuis plus de 10 ans, et tenter de comprendre comment fonctionne les écosystème de nos océans (dont on ne connais que 20% !!). Et devinez qu’est ce qu’on utilise pour ça ? L’Intelligence Artificielle et le Machine Learning bien sûr !

S’il y a une thématique qui ressort clairement de cette édition, c’est l’IA. Microsoft en fait une priorité et l’utilise pour nous sauver du changement climatique (« AI FOR EARTH »). NAM.R fait de même pour débloquer le potentiel économique du développement durable à partir du big data (« comment choisir le meilleur emplacement pour installer une éolienne ? »), sans parler de Facebook ou Google pour qui l’IA est devenu l’objectif prioritaire.

Mais ce salon ne serait complet sans son lot de réalité virtuelle ou augmentée appliquée à l’industrie ou simplement pour se distraire ou concevoir ses propres sneakers. On passe à coté d’une dizaine de robots en tout genre, du plus industriel au plus humain (INMOOV à imprimer chez soi avec son imprimante 3D !). Les plateformes collaboratives sont légions, certaines plus utiles que d’autres (Budget Citoyen / FluicityColiba / Clothparency / Phenix / Klaxit / Ville Propre…). On ne manque pas les véhicules autonomes et électriques, parfois volants ou flottants, qui – encore discrets – risquent de prendre le devant de la scène l’année prochaine. Et on apprend à mieux travailler ensemble grâce aux outils collaboratifs comme KLAXOON déjà utilisé par l’ONU ou Mouni Mahjoubi.

On parle aussi beaucoup (forcement) de la protection des données, où Facebook était attendu au tournant, mais d’autres acteurs comme le moteur de recherche QWANT ou l’assistant vocal SNIPS, (qui ne partage pas vos données et ne vous espionne pas) en ont fait leur argument principal.

Le monde change et les entrepreneurs aussi. Les technologies du XXIème siècle nous aident maintenant à résoudre tous types de problèmes de façon collaborative et positive. L’investissement à impact positif (« impact investing ») et les « Tech for Good » n’ont pas fini de nous surprendre, voire de nous sauver la vie… En tout cas, ce sont eux qui aujourd’hui ont les moyens d’investir pour le bien de notre planète et des petits humains qui vivent dessus.

Alors préparez-vous, ouvrez les yeux, les oreilles et votre intelligence perso (on en a encore besoin), il faut pas louper le train !

PS : J’ai commandé un Latte au lait d’amande à un « bot » Facebook sur messenger, servi 5 minutes après par un vrai barista sympathique. Que voulez-vous…