Le coopérateur du mois : Nicolas Depoorter

Published on by Thibault Liebenguth .


AIR coop : Salut, mais qui es-tu ?

Nicolas : Ecoute.. si je le savais moi-même !
Ce que je sais aujourd’hui, c’est que je suis quelqu’un d’entier, avec de fortes convictions. De nature optimiste et sociable, je ne suis en revanche pas forcément toujours positif quant à la nature humaine et à la direction que prend le monde mais j’essaye autant que possible de me servir de mon indignation pour pointer du doigt les grandes injustices qui plombent nos sociétés et faire bouger les lignes. Pour cela, je prends autant de plaisir à prendre du recul, analyser et étudier les phénomènes sociétaux, qu’à entreprendre et agir concrètement. Voilà… pour le reste, j’apprends à me connaître au fil des expériences et rencontres qui jalonnent la vie.

 

AIR coop : Quels sont tes terrains de jeu et quel projet te fait lever le matin en ce moment ?

Nicolas : Mes terrains de jeu ? Ils sont multiples. Déjà parce que je trouve génial d’avoir plusieurs vies, de toucher à beaucoup de choses, de découvrir sans cesse… Et ensuite parce que j’ai tendance à très vite m’ennuyer !

Mais pour répondre un peu plus concrètement à ta question, mes terrains de jeu touchent à la question du sens et de l’engagement. On le sait, notre société est traversée par une profonde crise du sens (et c’est très bien !) Personnellement, je pense que s’engager en faveur de l’intérêt général peut constituer une réponse à ces questionnements. C’est pourquoi je passe maintenant mes journées à accompagner des organisations (entreprises mais aussi structures non-profit) dans la structuration et la mise en oeuvre de leurs projets à impact. Dsl pour le jargon mais disons que si vous êtes une organisation qui souhaite (re)donner du sens à son projet collectif et qui se questionne sur les formes d’engagement qu’elle pourrait prendre pour « faire mieux » (auprès de ses collaborateurs comme auprès de la société dans son ensemble) venez me voir, on peut faire quelque chose ensemble 🙂

 

AIR coop : Tu nous en dis plus sur ton parcours ?

Nicolas : Avec plaisir, d’autant qu’il est assez atypique !
En fait je suis juriste d’affaires de formation. J’ai en effet réalisé des études de droit à Lyon, avant de bosser quelques années au sein du département juridique d’une grande banque internationale, à Paris. Suffisamment pour dresser le double constat que 1/ le droit, pourquoi pas, mais pas au coeur de mon métier et 2/ les grandes entreprises déshumanisée dans lesquelles le travail ne prend aucun sens si ce n’est d’engendrer une grosse rémunération dont la seule vocation est de te faire rester en oubliant justement que ce que tu fais n’a aucun sens… très peu pour moi, merci.

Alors en 2013 j’ai fait un choix un peu fou, mais tellement bon: je me suis engagé auprès de Friendship, une ONG incroyable qui développe des projets humanitaires au Bangladesh (et notamment un programme de santé complètement dingue basé sur un concept de bateaux-hôpitaux qui parcourent le Brahmapoutre afin de fournir des soins aux plus démunis). Et bien que je ne devais rester que 6 mois au Bangladesh, j’ai finalement vécu 3 ans dans ce petit pays fascinant que je porte depuis au plus profond de mon coeur. Une life-changing experience comme on dit !
Parmi les nombreux enseignements que je tire de cette expérience: tout le monde n’en n’a pas les moyens, j’en suis conscient mais, autant que possible, il faut placer au coeur de son action des projets qui nous prennent aux tripes, qui nous parlent, qui sont porteurs de sens et qui font du bien. Alors il n’est plus question de vie personnelle, de vie professionnelle, de travail, d’engagement… il est simplement question de vivre une vie en étant aligné avec soi-même.

Par la suite, je te passe les détails (LinkedIn est fait pour ça) mais j’ai eu la chance de rencontrer et bosser avec Yann Arthur-Bertrand, de gérer une ONG, d’accompagner la création d’une fondation familiale, de me faire former au métier de consultant en entreprise…

Et c’est donc en tant que consultant en stratégies d’impact et d’engagement (attention le titre qui pique les yeux !) que j’ai rejoint AIR coop en avril 2020.

AIR coop : Pourquoi as-tu choisi de rejoindre AIR Coop ?

Nicolas : Parce que mon métier est d’autant plus passionnant qu’il peut être exercé au sein d’un collectif qui partage une bonne partie de ma vision du monde idéal à construire et au sein duquel je peux trouver des relais, des idées, des challengers, des bonnes pratiques, et des amis. L’énergie est super positive, les idées fusent, la bienveillance règne. C’est idéal pour être heureux de se lever le matin.

 

AIR coop : Ta personnalité en 3 mots ?

Nicolas : Empathique, râleur, engagé.

 

AIR coop : Il y a une vie en dehors du travail… A quoi passes-tu ton temps libre ?

Nicolas : J’aime lire, me cultiver, apprendre.

Naturellement, en tant que bon coopérateur AIR coop, je passe aussi pas mal de temps à faire du sport, notamment en extérieur: VTT, trail, rando, escalade… Je pratique aussi le tennis et le padel (à ne pas confondre avec le paddle, j’y tiens !)

Et surtout (navré pour mon empreinte carbone), j’adore voyager ! Sans conteste, c’est le meilleur moyen selon moi de s’enrichir, de s’ouvrir l’esprit, de devenir tolérant, de comprendre les différences, et de prendre conscience que nous sommes une seule et grande famille embarquée sur le même bateau.

Interview réalisée par Sam Dixneuf